Retour au calme à Mayotte
Vendredi 28 Mars 2008
Les manifestations des Anjouanais à l’encontre essentiellement de la population blanche de l’île de Mayotte qui se sont déroulées dans le centre de Mamoudzou et à Kaweni, zone d’activité économique de l’île, à l’orée de la ville principale, n’auront duré que quelques heures, ce matin du jeudi 27 mars.
Les raisons de ces manifestations assez violentes ? L’arrivée par la mer dans la nuit de mercredi à jeudi sur le sol mahorais et en toute irrégularité de Mohamed Bacar, qui occupait la Présidence d’Anjouan, île des Comores, sans avoir été régulièrement élu.
Le débarquement le 25 mars à Anjouan des forces de l’Union africaine, transportées en partie par la France, et sous la direction du pouvoir central des Comores, pour rétablir l’ordre à Anjouan et renverser Mohamed Bacar a, en effet, provoqué la fuite de ce dernier vers Mayotte.
Une centaine de jeunes Anjouanais, dont beaucoup sont en situation irrégulière à Mayotte, considérant à tort que la France protégeait Mohamed Bacar, s’en sont pris essentiellement aux piétons, automobilistes et motocyclistes métropolitains, symbole des autorités françaises. Jets de pierre, prise en otage de deux personnes durant quelques heures et mots d’ordre « Rendez-nous Mohamed Bacar. Il doit être jugé aux Comores ». 18 blessés dont trois sérieusement et finalement parmi eux seulement cinq « blancs » (appelés ici M’Zoungus)
Dès le jeudi 27 au soir le Préfet de Mayotte intervenait sur RFO Mayotte, expliquant la situation et notamment le départ de Mohamed Bacar le soir même pour La Réunion où il va être jugé pour entrée illégale sur le territoire français.
Le vendredi 28 mars au matin, le calme était complètement revenu à Mayotte, chacun reprenant ses activités normalement. Seuls deux blessés étaient encore à l’hôpital, le troisième étant parti à La Réunion pour y être opéré.





