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Scènes de vie mahoraise

Il est important, quand on vient à Mayotte, non seulement de découvrir ses nombreuses richesses naturelles (lagon, végétation, faune et flore) mais aussi de déambuler dans les villages. A la rencontre des mahorais et de leur vie quotidienne.

Marchés sur le bord de la route, petites boutiques, sorties d’école, groupes d’hommes en grande discussion devant la mosquée, cuisine, lavage de la vaisselle ou du linge dans les cours, matchs de foot sur la plage, enfants jouant dans les caniveaux sous l’averse tropicale…  Des petites villes et villages animés où hélas, souvent, le ciment et la tôle – signe d’ascension sociale pour les Mahorais mais laids et accumulateurs thermiques- ont remplacé le torchis, le raphia et les palmes de cocotier tressées. Et où la propreté « à l’occidentale » n’est pas de mise même si les progrès depuis quelques années sont manifestes. Vous serez surpris par le nombre de constructions en béton inachevées…Les jolies maisons de couleur vives sont des logements sociaux construits par la Société immobilière de Mayotte-SIM (plus de 16 000 sur toute l’île). Les toutes petites constructions, des espèces de maison de poupée souvent en torchis sont les fameux bangas, construits par les garçons-adolescents pour être indépendants par rapport à leurs parents et y recevoir leur copine.
Peu de jardins fleuris sauf dans quelques villages (Bandabroua, M’Zouazia…).  
Les Mahorais se calfeutrent dans leur maison, derrière des clôtures de tôle ou de béton, parfois de palmes tressées ou de bambous, portes et volets quasiment toujours fermés. Pour éviter que la chaleur ne rentre mais aussi parce que la religion musulmane est pudique.

Saluez les personnes que vous croisez (Bonjour = « Kwezi » ou, plus familier « Gégé » ; au-revoir = « Kwaheri »), remerciez-les s’ils vous rendent un service (« Maharaba »)  Dépaysement et authenticité garantis

Laurence de Susanne - IleMayotte.com