Le tourisme à La Réunion : des objectifs ambitieux
Jeudi 15 Mai 2008
« La Réunion manque d’hôtels et de tours-opérateurs certes mais elle semble surtout continuer à croire que le monde va venir lui manger dans la main comme par enchantement. Il faut bien réaliser que l’île balbutie sa culture touristique […].
Le Sud sauvage recèle une mine de trésors bien trop cachés.[…] Et quid des gîtes indignes dans les cirques qui, loin d’être enchanteurs, ne font que poser la couverture sur le lit et le cari poulet sur la table, sans rien dire, et qui vont jusqu’à faire payer le café et le rhum en sus. […]. Les touristes sont livrés à eux-mêmes en arrivant au volcan : aucun produit associé n’a été inventé autour de ce qui devrait être un argument touristique majeur, excepté des balades équestres et des randonnées peu visibles et très mal vendues » pouvait-on lire dans le Journal du Dimanche ( groupe Journal de l’île de La Réunion) du 27 avril dernier. Constat sévère !
Un vaste programme de restructuration de l’offre touristique – et de la formation - est en cours. Un de plus, devrait-on dire. Nouveau slogan : « La Réunion, une île, un monde ». Sur le site du Comité de tourisme, un autre slogan : « 360 ° de plénitude ». Deux slogans qui mettent l’accent sur la diversité des paysages et des climats de cette île de 2 512 km² et de 776 948 habitants. Une campagne nationale de relance de la destination Réunion (1.7 millions d’euros de budget) vient d’être lancée. Selon l’Insee, le nombre de chambres disponibles dans les hôtels classés est passé de 3 000 en 2005 à 2 200 en 2007. Prévue dans le plan de développement touristique, l’ouverture de nouvelles structures hôtelières haut de gamme se heurte pour le moment au manque de foncier immédiatement disponible. Objectifs (ambitieux) pour 2020: 1 million de touristes (380 000 en 2007), 18 000 lits classés (moins de 6000 en 2007), 20 000 emplois directs (moins de 10 000 aujourd’hui), 1 milliard d’euros (325 millions en 2007).
